Comment le web bouleverse la recherche marketing ?

DOSSIER

Comment le web bouleverse la recherche marketing ?

  • Attention : Séisme !
  • De nouvelles façons de travailler
  • L’optimisation des questionnaires en ligne
  • Web 2.0 et les études
  • Les études qualitatives online : Quelles méthodologies ?
  • Prochaine étape : Le reporting en ligne

Edito

Il ne fait pas bon être moyen

L’un de mes amis a un magasin-photo. Il me disait il y a dix ans que le numérique était un gadget et que les vrais amateurs de photos ne pourraient jamais abandonner l’argentique. Aujourd’hui, sa phrase favorite est « il faut que je fasse quelque chose, il faut que je fasse quelque chose ».

Malheureusement, on sait très bien tous les deux qu’il est bien trop tard. Le numérique est la technologie d’aujourd’hui et l’argentique a quasiment disparu entraînant avec lui un grand nombre d’entreprises petites ou grandes qui n’ont pas su changer assez vite de structure organisationnelle et mentale pour s’adapter à la nouvelle donne.

Dans le secteur des études, on assiste actuellement à un basculement technologique du même ordre. Les enquêtes en ligne sont en train de se substituer rapidement et sûrement aux méthodes traditionnelles quoiqu’on en dise et qu’on le veuille ou pas. Il devient d’ailleurs de plus en plus clair que dans un marché mondialisé, la demande des grandes multinationales est en train de se déplacer des échantillons représentatifs nationaux vers des échantillons ciblés issus de panels mondialisés.

Les grandes sociétés d’études internationales présentes en France se sont adaptées et développent à fond les enquêtes en ligne. Certains petits instituts ont compris que l’avènement des enquêtes web pouvait leur offrir un avantage concurrentiel extraordinaire en les mettant quasiment à égalité avec des instituts de taille plus importante. En effet, en disposant des mêmes technologies d’enquêtes et en accédant aux mêmes panels que leurs concurrents plus importants, elles peuvent réaliser les mêmes études sur un périmètre équivalent, à moindre coût, n’ayant pas à supporter les mêmes charges de structure.

Il reste donc les instituts de taille moyenne, assez nombreux en France et qui se trouvent entre le marteau et l’enclume, pas assez puissants pour disposer de la couverture internationale des multinationales des études et de plus en plus confrontés à la concurrence des petits instituts. Pour eux, le salut peut venir d’un rachat par un grand institut ou d’efforts intenses pour se placer à l’avant-garde des technologies d’enquêtes, en se positionnant par exemple dès maintenant sur la prochaine étape que constitue le web-reporting, avec des services modernes à valeur ajoutée.

Comme quoi, qu’il s’agisse de stratégie, de technologie ou de taille, il ne fait pas bon être moyen aujourd’hui sur le marché des études.

Bonne lecture !