Comment préparer et mener une enquête par questionnaire ?

DOSSIER

Comment préparer et mener une enquête par questionnaire ?

  • Comment réaliser une enquête par questionnaires ?
  • Les applications sans limite de l’enquête par questionnaire

Edito

Ne me demandez plus mon avis

Rien que la semaine dernière, j’ai été sollicité 3 fois chez moi pour répondre à des enquêtes.

Je me suis bien sûr dit que c’était un bon signe sur la santé du marché des études. Mais j’ai surtout pensé qu’il y avait décidément de sacrées précautions à prendre et de nombreux écueils à éviter pour maintenir une certaine rigueur dans la profession et pour ne pas lasser le public.

La première sollicitation est arrivée mardi vers 20 heures 30. Nous venions de passer à table pour l’un des rares repas de la semaine pris en famille, lorsque le téléphone a sonné. un jeune enquêteur, après avoir massacré mon nom, m’annonçait d’un ton robotique que mon concessionnaire automobile souhaitait connaître mon appréciation sur mon dernier passage au garage. J’ai bien sûr accepté de consacrer les 3 minutes qu’il demandait pour répondre au questionnaire. En réalité, celui-ci a duré trois fois plus.

Le lendemain, vers 20 heures, c’était au tour de ma banque de s’inquiéter de ma satisfaction sur ma carte de paiement. Parmi les questions qui m’étaient soumises, beaucoup ne me concernaient pas. Pourtant l’enquêtrice semblait vouloir absolument remplir toutes ses cases. Et j’ai eu nette impression qu’elle le faisait, malgré mes remarques et quitte à ce que les réponses ne correspondent pas vraiment à ma réalité.

Le dernier questionnaire de la semaine n’en était pas un. En effet, au bout de 3 questions, la fausse enquêtrice me proposait de passer à je ne sais quel magasin pour participer à je ne sais quel événement. Je l’ai remerciée poliment avant de raccrocher avec fureur.

Avouez que trop c’est trop ! Je crois que, malgré ma curiosité professionnelle, je vais finir par refuser de répondre aux enquêtes téléphoniques.

Bien sûr, le « sugging » (appels commerciaux déguisés en études) n’a rien à voir avec la profession. Mais ce n’est pas le seul facteur de nuisance. Les appels à des heures tardives, le petit mensonge sur la longueur de l’interview et les questionnaires mal fichus sont autant de sources d’agacement pour le répondant. Et que dire des enquêteurs approximatifs, qui orientent vos réponses ou les interprètent ? Comment ne pas décevoir les utilisateurs d’études lorsqu’il leur arriver à leur tour d’être (mal) interrogés.

Gageons qu’il reste encore des professionnels sérieux qui prennent les précautions nécessaires et procèdent avec rigueur.

Bonne lecture !