Tests de conformité standard

Tests de conformité à un standard

Ces tests, très proches des tests d’adéquation évoqués ci-dessus, ont pour objectif de comparer une moyenne ou une proportion à une valeur particulière (comme dans notre exemple du début). Ainsi, le test de comparaison de la moyenne s’applique sur une variable numérique et permet de comparer la moyenne de la série à une valeur donnée. Notons qu’il n’est utilisable que pour des échantillons supérieurs à 30 individus. Pour apporter une nouvelle illustration de l’utilité de ce test, prenons l’exemple d’un magazine qui affirme, pour vendre ses pages de publicité, que chacun de ses exemplaires vendus est lu en moyenne par 3,7 lecteurs. La comparaison de la moyenne permet, à partir d’un échantillon aléatoire d’acheteurs interrogés, d’évaluer la véracité de cette affirmation. Le test ne consiste pas seulement à comparer la moyenne obtenue, par exemple 3,2, avec la moyenne annoncée, mais à estimer la probabilité de tomber sur un échantillon ayant une moyenne qui s’écarte ainsi de 0,5 points ou plus de la vraie moyenne de 3,7. Si cette probabilité est importante, nous pouvons accepter la moyenne annoncée. En revanche, si elle est minime, on est en droit de rejeter l’affirmation. Le test de comparaison d’une proportion fonctionne de la même manière, mais sur des variables qualitatives. Il permet de comparer le pourcentage de réponses obtenues à une modalité, à un pourcentage donné. Ainsi, si un directeur d’antenne s’est fixé un seuil d’au moins 25% d’auditeurs pour conserver une émission, et qu’il obtient, suite à une enquête la valeur de 22,5% d’auditeurs, le test de comparaison de la proportion obtenue avec le seuil visé peut l’aider à prendre une décision en minimisant les risques de se tromper.

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