Erreurs-types

Erreurs-types

La conclusion retenue (rejet ou non de l’hypothèse H0) est établie avec une certaine probabilité d’erreur. Lorsque le test conduit à rejeter l’hypothèse nulle, l’erreur éventuelle, dans le cas où cette hypothèse serait en réalité vraie, est appelée “Erreur de type 1” ou “Erreur alpha”. Dans l’exemple décrit plus haut, l’erreur alpha était donc fixée à 5%. Lorsqu’au contraire, le test nous indique qu’il ne faut pas rejeter l’hypothèse nulle, l’erreur éventuelle, au cas où cette hypothèse serait en réalité fausse, est appelée “Erreur de type 2” ou “Erreur Bêta”. Ces indicateurs sont interdépendants : quand l’erreur alpha est réduite, l’erreur bêta augmente. Cela signifie que le choix du seuil alpha pour le test à effectuer doit se faire en fonction du coût économique de l’une ou l’autre mauvaise décision. Exemple : Avant de lancer un nouveau packaging, une entreprise effectue un test pour vérifier qu’il plaît plus à ses clients que l’ancien. Si l’hypothèse est vérifiée alors qu’elle est fausse, l’entreprise va remplacer l’ancien packaging qui plaît plus par un nouveau moins attirant. Elle va y perdre de l’argent et des clients. En revanche, si le test lui indique que le nouveau packaging est moins attirant alors qu’il l’est plus, elle va perdre une opportunité en ne le lançant pas. La comparaison des coûts de ces deux erreurs permet de fixer les seuils de manière optimale. Notons que les indicateurs alpha et bêta permettent de formaliser un niveau de sécurité pour le résultat obtenu (1 – alpha) et un paramètre indiquant la puissance du test (1 – bêta).

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