Etat de l’art en matière de logiciels d’enquêtes

Vous avez une enquête à réaliser. Quelle aide pouvez-vous attendre d’un bon logiciel d’enquêtes ?

Création et mise en page du questionnaire

Aujourd’hui, vous n’avez plus besoin de « taper » votre questionnaire dans un logiciel de traitement de textes. En effet, certains logiciels d’enquêtes vous permettent de le faire directement, plus facilement et plus rapidement. Il suffit d’entrer vos questions et vos réponses dans une interface spécifique pour que le logiciel d’enquêtes vous propose une mise en page automatique prête à être diffusée. Bien sûr vous conservez la possibilité de personnaliser cette mise en page dans le logiciel lui-même (ou, en l’exportant dans votre traitement de textes).
Cette démarche vous permet de faire une pierre deux coups : votre mise en page est faite et votre structure est prête pour la saisie des données recueillies.

Bibliothèques de questions et de questionnaires

Pour vous simplifier le travail, certains logiciels sont fournis avec des bibliothèques des questions les plus courantes (Professions, Secteurs, Services, Echelles, Régions…).
L’un d’eux (Ethnos) va même jusqu’à proposer une bibliothèque de questionnaires-types sur de nombreux sujets, avec un assistant vous permettant de générer, en quelques clics, un questionnaire personnalisé, adapté à votre problématique (évaluation de satisfaction, étude de notoriété, enquête SAV…).

Diffusion multi-supports

Votre questionnaire est prêt ? Les logiciels d’enquêtes modernes vous permettent de le déployer de manière assistée, selon le mode de recueil souhaité. Vous pouvez envisager de :

  • l’imprimer classiquement sur papier,
  • générer des disquettes de saisies (voir paragraphe suivant)
  • générer et imprimer un support papier pouvant être lu optiquement (OMR),
  • générer une campagne d’appel CATI utilisant ce questionnaire (il suffit de disposer de la base des personnes à interroger par téléphone),
  • transférer des questionnaires sur des assistants CAPI, pour interroger votre cible en face à face,
  • générer un formulaire HTML ou une application CGI pour interroger votre cible par Internet ou en Intranet.

Bien sûr, vous pouvez ne jamais avoir besoin d’un ou plusieurs de ces supports. C’est pour cela que les éditeurs proposent ces technologies dans des modules optionnels. L’essentiel est que votre logiciel d’enquête puisse en disposer, en fonction de vos besoins actuels ou futurs.

Saisie décentralisée

Cette fonction est absolument indispensable. Le principe est de générer sur une disquette ou dans un répertoire, une application autonome qui vous permettra de saisir les réponses à votre questionnaire. Cette application doit comporter d’une part le logiciel de saisie et, d’autre part le questionnaire que vous avez créé.
Bien entendu, l’application ainsi générée doit pouvoir être diffusée librement. Vous pourrez ainsi l’envoyer à différents interlocuteurs qui saisiront leurs réponses et renverront le fichier saisi. Il peut, par exemple, s’agir de vos enquêteurs sur le terrain qui vous déchargeront ainsi de la saisie de leur questionnaires. Mais vous pouvez également utiliser la saisie décentralisée dans vos bureaux, pour saisir rapidement, à plusieurs, un volume important de questionnaires arrivés.

Saisie assistée

Il est fini le temps où la saisie de questionnaires consistait pour une armée d’opératrices à taper une suite de codes dans une application minimaliste. Les modules de saisie des logiciels modernes permettent de saisir vite mais aussi de manière conviviale, avec tous les contrôles effectués en temps réel. Ils offrent la possibilité d’entrer les réponses en tapant leur numéro mais aussi de les cocher avec la souris. Certains logiciels offrent la possibilité d’enrichir en direct la liste des réponses en cliquant sur « Autre à préciser ». Les réponses ainsi ajoutées sont proposées lors des prochaines saisies.

Automatisation du traitement

Cette automatisation est aujourd’hui possible. Elle repose sur la capacité du logiciel d’enquête à gérer un véritable plan de tris. Mais attention, beaucoup de logiciels utilisent à tord cette notion et l’appliquent mal. Un plan de tris n’est pas seulement un enchaînement d’analyses de même type que l’on demande dans une boîte de dialogue. C’est la possibilité de créer une suite de traitements de tous types, intégrant des tris simples, croisés, multiples et même des analyses de données, que l’on stocke indépendamment du fichier de données. Chaque tri peut avoir ses paramètres de calcul et de présentation graphique. Cela permet d’exécuter le plan de tri à n’importe quel moment, sur n’importe que jeu de données ou partie de la population interrogée.

Création du rapport

Vous en avez rêvé. C’est maintenant une réalité. Le principe découle de la notion de plan de tri. Il consiste à créer des pages dans un module comparable à PowerPoint. Chaque page contient des zones dynamiques. En cliquant sur une zone, on l’associe à l’un des tris du plan de tri. Le rapport de plusieurs pages ainsi constitué peut se recalculer et être imprimé à tout moment.

Eclatement

Cette idée découle aussi de la notion de plan de tri. Elle consiste à sélectionner des variables (ex : région et enseigne) et à laisser votre logiciel préféré recalculer ses tris et imprimer automatiquement un rapport pour chaque enseigne, dans chaque région. Formidable.

Traitement multi-études et multi-formats

L’idée consiste à permettre l’ouverture dans un même dossier de traitement des fichiers de données provenant d’études différentes mais aussi de bases de données externes (Excel, Access, SQL Server, Oracle…). Ces bases sont chargées de manière dynamique, avec une définition de structure automatique qui permet d’optimiser leur traitement statistique. Les résultats demandés sur les différents fichiers peuvent être affichés dans un même rapport !

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