Comment va évoluer le marché des études ?

10 dirigeants donnent leur avis :

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Stéphane Truchi Président du directoire, IFOP
Etienne Bressoud Directeur conseil innovation & marketing sciences, BVA
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Luc Milbergue, Directeur Général, Strategir
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Franck Saunier, Directeur Recherche & Innovation, Repères
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Damien de Foucault, Directeur Business Development & Innovation Europe, Kantar Media Ad Intelligence
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Yann Aledo, Co-fondateur, Opinion Way
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Philippe Studer, Directeur associé, ED Institut
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Gérard Danaguezian, Président directeur général, Soft Concept
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Michel Pélegrin, Directeur général, Lightspeed GMI France
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Philippe Guilbert, Directeur général, Toluna Administrateur Syntec Etudes

Colin Strong
Colin Strong, directeur de la recherche technologique de GfK UK,
pense que c’est le big data qui aura le plus d’impact sur le marché des études pour les 10-20 prochaines années. Il considère que « Nous nous sommes tous plus ou moins faits à l’idée que l’observation des comportements via la collecte de données passives est bien plus efficace que de demander aux consommateurs de justifier leur comportement qu’ils ne peuvent souvent pas expliquer ». Pour Strong, un vaste champ d’analyse s’ouvre également avec les objets connectés. Les traces que nous laissons reflètent nos vies intérieures et recèlent une quantité phénoménale d’insights.

Kristof De Wulf
Kristof De Wulf, CEO d’InSites Consulting,
doute de la capacité d’adaptation du marché des études aux transformations économiques majeures que provoque la technologie. « Les méthodes traditionnelles de recueil de données dominent encore le marché, la vitesse à laquelle notre industrie change est semblable à la vitesse à laquelle les entreprises se sont adaptées à l’invention de l’électricité. Nous ne pouvons pas nous permettre une réponse aussi lente ». Pour lui, le marché des études peut prendre 4 directions stratégiques : la bascule sur les outils pour réaliser soi-même les enquêtes, l’exploitation des données toujours plus massives provenant du big-data, le développement de techniques visant à dépasser le déclaratif et, enfin, le travail en collaboration avec les consommateurs pour favoriser l’innovation.

Kristin Luck
Kristin Luck, présidente de Decipher,
pointe deux tendances clés. La première est la généralisation de l’accès mobile à l’Internet qui va dépasser en 2014 l’accès fixe, ce qui oblige à revoir fondamentalement la structure et le design des questionnaires pour s’adapter aux différents écrans des consommateurs. La deuxième est l’internet des objets qui pour Kristin va radicalement transformer le métier et l’orienter vers la collecte passive de données. Selon elle, les entreprises qui sauront s’adapter à ces changements en intégrant les différentes sources de données pourront véritablement révolutionner le marché des études.

Simon Wood
Simon Wood, présidente de Decipher,
la collecte de données passive deviendra la technique majeure de recueil car nous sommes sur le point d’assister à une explosion des volumes de données. Chaque objet de notre environnement est en train d’être connecté et pourra émettre quotidiennement des données à notre insu. Pour Simon, il sera possible de comprendre entièrement le comportement du consommateur. La recherche marketing en sera transformée en profondeur. « Les difficultés que nous rencontrons déjà dans le recueil par les enquêtes vont progressivement devenir insurmontables. Les chercheurs vont se transformer en experts de la connaissance consommateur, et évoluer d’une activité de mise en forme de résultats, à une activité de mise en relation des données pour créer une compréhension équilibrée des consommateurs dont les clients ont besoin ».

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