2002, la révolution du CAPI ?

Jusqu’à présent cantonnés dans le rôle d’agenda ou de carnet d’adresses, reliés occasionnellement à un PC par un câble, les assistants personnels revendiquent désormais sans complexe le statut de poste de travail mobile, connectable au réseau de l’entreprise.

L’année 2001 a connu un bouleversement sans précédent sur le marché des assistants personnels, avec l’arrivée d’une nouvelle génération de machines fiables, rapides, connectables et enfin abordables. Certains logiciels d’enquêtes en tirent déjà profit.

Des écrans parfaits

Tous les nouveaux pocket-PC offrent des écrans couleur à matrice active parfaitement lisibles en plein soleil. De même, ils sont capables d’afficher près d’une quinzaine de lignes de texte de manière très lisible (Question longue, indication enquêteur, nombreuses réponses avec barre de défilement). Les questionnaires les plus « bavards » peuvent être facilement gérés.

Une mémoire d’éléphant

Pratiquement tous les pocket-PC offrent entre 32 et 64 Mo de mémoire vive, ce qui est comparable à celle des PC portables vendus l’année dernière. Quant à la mémoire de stockage, tous les modèles permettent d’ajouter des cartes de stockage amovibles et bon marché de 16 à 128 Mo (les mêmes que les appareils photos numériques). C’est 100 fois plus qu’une disquette. Ces cartes sont très légères et permettent l’échange de données, y compris par voie postale. Un pocket PC classique pourrait stocker simultanément le relevé de plusieurs centaines d’enquêtes intégrant chacune une centaine de questions et un millier d’individus.

Plus fiables et plus disponibles qu’un portable

Physiquement, les pocket-PC sont construits comme des téléphones haut de gamme, avec un recours systématique aux alliages métalliques, contrairement aux portables, très largement en plastique. Les pocket-PC ne sont pas équipés de disque dur, qui est la source la plus fréquente des lenteurs et des pannes des portables. Les données restent généralement dans la mémoire permanente. Les applications modernes prennent le soin de stocker les données également sur la carte de stockage, infiniment plus fiable qu’une disquette ou qu’un disque dur. De cette façon, les données sont localisées simultanément en 2 endroits, ce qui élimine totalement tout risque de perte de données. Quant à l’accès des informations, l’absence de disque dur le rend immédiat. Lorsqu’un enquêteur veut interroger une personne, il peut allumer la machine et accéder instantanément au questionnaire.

La révolution du sans-fil

Les pocket-PC peuvent presque tous se connecter à l’internet (par infrarouge via certains téléphones portables ou à l’aide d’un modem interne ou externe). Ils peuvent également faire partie du réseau local grâce à une carte réseau. Mais cette année, ils bénéficient de trois types de connexions sans fil qui sont à recommander fortement :

– A courte distance via des cartes bluetooth (norme bon marché à faible débit et d’une portée de quelques dizaines de mètres, permettant une communication dans une pièce ou un bureau)

– A moyenne distance via des cartes réseau 802.11 (nouvelle norme universelle à débit élevé, permettant une communication sur un étage, un entrepôt ou un salon)

– A très longue distance grâce à la sortie par Siemens, Trium, Sagem et Vasco de modèles intégrant un téléphone GSM GPRS ou des cartes qui transforment les pocket-PC en téléphone GSM.

Cette révolution permet de repenser entièrement l’utilisation des pocket-PC en CAPI. Plutôt que d’y faire charger le programme et les questionnaires puis décharger les données par l’équipe informatique en branchant physiquement les appareils à des PC, c’est désormais le chargé d’études qui pourra appeler les pocket-PC pour y déposer ou retirer les programmes et données désirés. Cela lui permettra également de suivre l’avancement du terrain en temps réel et même de piloter l’enchaînement des questions des pocket-PC en simultané (applications en tests produits, évaluation…)

Une autonomie enfin satisfaisante

L’écran à matrice active (technologie actuellement réservée à l’affichage couleur), seul capable de garantir une qualité de lecture satisfaisante, consomme énormément d’énergie. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle Palm a tardé à sortir des machines en couleur. Les pocket-PC l’ont toujours intégré, et bénéficient actuellement des progrès de la téléphonie, avec une nouvelle génération de batterie à Lithium Ion polymère. Ainsi, l’autonomie d’au moins une journée de travail intensif est garantie par tous les modèles récents. Nous recommandons néanmoins de privilégier les modèles à batterie amovible, pour une utilisation en équipe (études transports, …)

Des prix en forte baisse

Le ipaq3630, pendant très longtemps le plus rapide, le plus léger coûte désormais moins de 500 €. Nous recommandons de prévoir un budget de l’ordre de 850 € (susceptible de fortement baisser), incluant une carte réseau sans fil, une carte de stockage et une batterie supplémentaire. L’investissement d’un tel matériel est pour une durée de 3 à 5 ans. Vous avez le choix entre vous équiper de postes de secours ou de faire appel aux constructeurs pour un échange standard sous 24 heures au prix de 100 € environ.

Le bon choix

Deux standards de matériels dominent le marché. Le standard pocket-PC mené par Microsoft et la plupart des grands constructeurs informatiques (Compaq, HP, Toshiba, Casio, NEC…) et Palm (Palm, Handspring). Actuellement, les pocket-PC sont plus adaptés pour les enquêtes de par leur meilleur affichage (écran plus grand, résolution de 240 x 320 contre 160 x 160), ce qui permet d’afficher des questions longues comportant de nombreuses modalités de réponses. Leur mémoire est généralement plus importante (32 à 64 Mo au lieu de 2 à 8 Mo), leur microprossesseur plus rapide (206 Mhz contre 33). Néanmoins, les deux standards se rapprochent en terme de puissance et d’affichage, certains ont anticipé cette évolution en développant les applications de manière indépendante des plateformes. Cela est possible en utilisant le langage JAVA, avec ses déclinaisons personal Java et java micro edition. L’éditeur Soft Concept propose déjà un module CAPI pour son logiciel Ethnos. Ce module, entièrement bâti en JAVA, est actuellement proposé dans sa déclinaison pour Pocket-PC. Il sera prochainement proposé dans une déclinaison Palm haute-résolution (prochaine génération avec écran double résolution). Il gère les fonctions les plus avancées de recueil, comme par exemple le multilinguisme, les enchaînements intelligents de questions, les questions calculées, le scoring, les consignes enquêteurs, la reprise de réponses précédentes…