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| UN MARCHE
EN PLEINE EXPANSION |
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Certains en France
prennent encore les études
en ligne pour un gadget ou une
alternative peu réaliste
aux méthodes classiques.
Ils seront certainement très
surpris dapprendre que le
chiffre daffaires des études
en ligne s'élevait déjà
en 2004 à 1 milliard deuros
dans le monde et que les études
en ligne représentent en
2010 environ 25 à 30% de
lensemble des études
menées par les instituts
détudes et les utilisateurs
finaux dans les entreprises.
La plupart des grands instituts
a déjà investi massivement
dans cette technologie et affiche
une volonté dintensifier
cette tendance.
Limportance des
panels
Si beaucoup dintervenants séquipent
en interne des moyens de production nécessaires,
on assiste aussi à une tendance importante
pour lout-sourcing de certaines parties du
processus comme lhébergement et les
panels.
Actuellement, les échantillons en ligne sont
constitués généralement à
partir des fichiers clients de lentreprise,
des panels du prestataire détudes et
des panels acquis à des sociétés
spécialisées comme Survey Sampling,
Greenfield Online, Global Market Insite (GMI), e-Rewards,
Ciao ou TNS-NFO. La constitution de panels fiables
semble dailleurs être lun des
principaux enjeux des années à venir,
dautant plus que ces panels doivent généralement
être nationaux, voire internationaux.
En effet, la préoccupation principale des
instituts détudes ne concerne plus
les technologies et les logiciels denquêtes
en ligne. Elle tourne plutôt autour de la
qualité du panel et de léchantillon.
Cest pour cette raison que la gestion du panel,
et sa maintenance ainsi que le taux de réponse
et les critères de sélection disponibles
constituent un élément essentiel dans
le choix dun panel plutôt que dun
autre. A ce titre, les sociétés spécialisées
dans la fourniture de panels et qui ont le vent
en poupe en ce moment, devront de plus en plus prouver
que les panels quelles proposent sont de vrais
panels, gérés et maintenus de manière
professionnelle et capables doffrir des répondants
de qualité et un taux de réponse élevé.
Il faut noter quil est peu probable que les
instituts qui nont pas encore constitué
leur propre panel se lancent à présent
dans sa constitution. Dans létude Cambiar,
seul un quart de ces instituts pense attaquer un
tel chantier dans les trois prochaines années.
Cette tendance sous-tend une maturation du marché
des panels en ligne.
Les outils utilisés
En ce qui concerne les outils utilisés pour
bâtir et gérer leurs enquêtes
en ligne, les grands instituts internationaux semblent
hésiter encore entre un développement
interne et lutilisation dune plate-forme
externe dune société spécialisée
ou lacquisition de logiciels denquêtes
en ligne. Plusieurs dentre eux expérimentent
simultanément toutes ces solutions, en sachant
que linternalisation complète de la
technologie impliquera la mise en place dune
structure informatique dédiée et de
taille suffisante pour assurer la maintenance et
lévolution du système.
Dans les instituts moyens ou petits, la question
se pose moins et le choix soriente rapidement
vers une solution logicielle standard. En France
et dans beaucoup dautres pays, loutil
standard qui simpose sur le marché
de lenquête en ligne est le logiciel
NET-Survey de la société Soft Concept
(voir notre essai dans ce dossier).
Ce type de logiciels simpose aussi chez les
clients finaux, utilisateurs de plus en plus fréquents
denquêtes en ligne et qui cherchent
avant tout des outils intégrés et
intuitifs, capables de sadapter rapidement
à leurs problématiques.
Ceux parmi ces clients finaux qui ont vraiment un
besoin très ponctuel denquêtes
sur le web et ne peuvent donc amortir leur logiciel
denquête en ligne sur plusieurs opérations
ont également parfois recours à une
autre catégorie de solutions offertes par
les sites de création et de gestion denquêtes
en ligne. Cet usage est toutefois réservé
aux enquêtes très simples pouvant se
contenter dinterfaces standardisées
et de fonctions de premier niveau.
Limportance de la
sous-traitance
Les sociétés détudes,
petites ou grandes, ont parfois recours à
la sous-traitance auprès dorganismes
offrant des services bureau localement
ou off-shore. Dans létude Cambiar,
parmi les sociétés détudes
qui réalisent des enquêtes en ligne,
seuls 59% sont capables de gérer lensemble
du processus détude en utilisant leurs
ressources internes alors que 82% possèdent
lune ou lautre des ressources nécessaires.
Cela signifie que le recours à la sous-traitance
est encore très fréquent et semble
en augmentation sur certains marchés comme
les Etats-Unis où seuls 38% des instituts
déclarent gérer lensemble des
enquêtes en ligne en interne et où
3 instituts sur 4 indiquent avoir recours à
la sous-traitance.
Cette sous-traitance est dailleurs utilisée
parfois comme une étape avant linternalisation
du processus denquêtes en ligne, aussi
bien dans les instituts détudes que
dans les entreprises. On peut citer le cas de lun
des plus grands sites de vente en ligne en France,
Fnac.com qui a choisi de confier la mise en place
de son système denquête auprès
des acheteurs de son site au service bureau de la
société Soft Concept citée
ci-dessus, avant dinternaliser ce processus
avec le logiciel NET-Survey pour les enquêtes
en ligne et Ethnos pour le dépouillement
automatique des données recueillies.
La montée en puissance
du reporting en ligne
Le développement des enquêtes en ligne
entraîne tout naturellement vers une mise
en ligne des résultats. En effet, les caractéristiques
mêmes du nouveau système de recueil
(vitesse du recueil, suivi en temps réel
de lévolution des réponses)
amènent les instituts à repenser le
reporting pour le faire bénéficier
des mêmes caractéristiques.
Daprès létude de Cambiar
évoquée ci-dessus, plus de 50% en
volume du reporting denquête passera
sur le Web dans les 3 prochaines années.
Ce chiffre semble très important mais correspond
à une tendance de fond que soutiennent larrivée
sur le marché de solutions de plus en plus
sophistiquées de reporting en ligne. La situation
aux Etats-Unis confirme et dépasse même
ces estimations puisque 63% du reporting est déjà
effectué directement sur le web.
Les thèmes des
études en ligne
Actuellement, les utilisateurs denquêtes
en ligne indiquent que les principaux sujets détude
concernent les Usages & Attitudes, la notoriété,
limage et le positionnement de marques et
les tests de concepts.
A lavenir, un grand nombre de ces utilisateurs
pense étendre lutilisation des enquêtes
en ligne aux pré-tests de campagnes publicitaires,
études des tendances de consommation et aux
enquêtes qualitatives.
Une confiance accrue
Le tableau brossé ci-dessus sur le développement
à grande vitesse des enquêtes en ligne
ne doit pas masquer les limites de cette technique.
Les arguments qui remettent en question lessence
même de cette nouvelle technologie denquête
sont, certes, en forte régression. On ne
met plus en cause, notamment dans les pays fortement
équipés dInternet, la possibilité
dobtenir des échantillons représentatifs,
même si lon sait que le taux déquipement
de la population est loin dêtre uniforme
dans les différents segments à interroger.
Un contre-exemple sur une problématique donnée
ne suffit plus à rejeter dans son ensemble
toute la méthode. On ne sinterroge
plus non plus sur les technologies et les outils
à mettre en place puisque ces derniers ont
atteint un niveau de maturité suffisant et
ont prouvé leur efficacité.
Comme le montre lenquête de Cambiar,
les préoccupations se concentrent aujourdhui
sur la logistique nécessaire pour obtenir
des panels et des échantillons de qualité.
Ce souci est plus présent auprès des
professionnels des études que chez les acheteurs
denquêtes, qui semblent plus confiants
et laissent peut-être à leurs prestataires
le soin dapporter les bonnes réponses
au problème.
En être ou pas
Etant donnés les chiffres sur lévolution
rapide des enquêtes en ligne, il serait logique
pour tout professionnel des études de se
préoccuper rapidement de cette nouvelle technologie
au risque de se faire rapidement dépasser.
Le problème ne se pose pas seulement pour
les études quantitatives mais aussi pour
tous les autres types détudes. Car
si la technologie nest pas encore capable
de tout remplacer et de se substituer par exemple
valablement aux réunions de groupe, tout
cela nest quune question de temps.
Les instituts qui se familiariseront le plus vite
avec cette nouvelle technologie (et ses contraintes)
seront certainement, dans les années à
venir, parmi ceux qui tireront leur épingle
du jeu.
*Enquête CAMBIAR 2005, menée sur 50
sociétés détudes représentant
un CA d1 Milliard dEuros. Localisation
USA(36%), Europe (24%), Asie-Pacifique(16%), Canada
(10%), Amérique latine (4%), Afrique &
Moyen-Orient (4%). |
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