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par
Gérard DANAGUEZIAN
- gdanaguezian@ethnosoft.com |
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De
l'art d'utiliser le
bon graphique |
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L’automatisation
de la phase de restitution
des résultats
renforce la propension
actuelle à
substituer des éléments
visuels impactants
aux longs discours.
Encore faut-il que
ces éléments
remplissent leur
objectif en étant
à la fois
clairs et bien présentés. |
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Jadis,
quelques tableaux
et graphiques venaient
illustrer, dans
le rapport d’étude,
de multiples développements
rédigés.
Aujourd’hui,
c’est plutôt
le contraire : les
textes viennent
le plus souvent
appuyer et expliquer
des résultats
communiqués
principalement dans
des formats visuels.
C’est sans
doute une conséquence
de l’évolution
et de la généralisation
d’outils bureautiques
de plus en plus
à l’aise
avec les tableaux,
illustrations et
graphiques. Mais
c’est aussi
le corollaire des
attentes de nos
sociétés
pressées,
centrées
sur la communication
visuelle et orientées
prioritairement
vers le résultat
final. |
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Si des tableaux
ou des graphiques
explicites et bien
présentés
peuvent vraiment
remplacer de longs
discours, une mauvaise
représentation
peut être
creuse, inutile,
voire trompeuse.
Nous sommes tous
régulièrement
confrontés
à des tableaux
trop fouillis, surchargés
d’informations
certes essentielles
dans l’absolu
mais pas forcément
utiles dans le contexte
courant, ou de graphiques
avec tellement de
couleurs et de niveaux
qu’on finit
par s’y noyer. |
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Il est vrai que
l’on fait
appel, dans le choix
du format de visualisation
à la logique
et au sens de la
communication. Si
la première
qualité fait
partie, normalement,
du bagage de base
des professionnels
des études,
la seconde est souvent
inversement proportionnelle
à la technicité
et nécessite
d’être
guidée par
des règles
simples. |
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Qu’est-ce
qu’un bon
graphique ? |
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Dans son célèbre
ouvrage «
The visual display
of quantitative
information »
Edward Tufte évoque
la carte présentée
ci-dessous qui a
été
réalisée
en 1861 par l’ingénieur
civil français
Charles Joseph Minard.
Pour Tufte, «
c’est sans
doute le meilleur
graphique statistique
jamais conçu
». Cette carte
représente,
en effet, de manière
claire et très
expressive, plusieurs
variables différentes
dans une simple
image bi-dimensionnelle.
On y découvre
les positions, l’itinéraire
et les pertes humaines
considérables
de l’armée
Napoléonienne
lors de la calamiteuse
campagne de Russie
de 1812-1813, sur
le chemin de Moscou
(en marron) et lors
de sa retraite (en
noir - noter l’hécatombe
notamment lors de
la traversée
de la Bérézina).
Le graphique fait
également
mention des températures
de plus en plus
glaciales rencontrées
sur le trajet du
retour. |
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L’émotion
qui se dégage
de ce simple graphique
donne toute sa dimension
à la tragédie
décrite.
L’efficacité
du schéma
montre qu’il
est possible, avec
une représentation
bien étudiée
de communiquer des
informations bien
plus précises
et complètes
qu’avec de
longues explications
textuelles. C’est
d’ailleurs
là que se
trouve probablement
la définition
d’un bon graphique
: la capacité
à retranscrire
avec concision et
efficacité
une information
qu’il serait
beaucoup plus long
d’expliquer
et de comprendre
autrement. |
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Les graphiques usuels
dans les études |
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Les outils bureautiques
(et notamment ceux
de Microsoft) constituent
aujourd’hui
une sorte de langage
universel commun.
Lorsqu’on
veut représenter
graphiquement des
données numériques,
on pense automatiquement
aux formats de base
disponibles dans
son tableur préféré,
à savoir
: les histogrammes,
les barres, les
courbes, les secteurs
(camemberts). Dans
le domaine des études,
ces graphiques peuvent
permettre de représenter
efficacement les
analyses portant
sur une variable,
et, dans leurs formes
cumulatives ou juxtaposées
les traitements
sur plusieurs variables.
Il faut toutefois
y avoir recours
avec a propos, selon
l’objectif
poursuivi : |
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les histogrammes
et les barres permettent
de comparer différents
items entre eux, |
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les camemberts
servent plutôt
à visualiser
une répartition, |

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les courbes doivent
être utilisées
uniquement pour
représenter
des séries
temporelles. |
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Beaucoup de logiciels
d’enquêtes
se contentent de
proposer ces graphiques
de base. Certains
ne proposent d’ailleurs
pas de graphiques
du tout et se contentent
d’exporter
les données
dans Excel et de
s’appuyer
sur ses possibilités
graphiques. C’est
bien dommage car
il existe de nombreuses
autres représentations
largement plus efficaces
pour présenter
plus clairement
les résultats
des croisements
de variables et
traitement de tableaux
de variables (questions
de satisfaction...). |
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On peut citer comme
types de graphiques
indispensables pour
les études : |
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les graphiques matriciels,
qui affichent en
ligne les modalités
d’une variable
et en colonne celles
d’une autre,
en présentant
à l’intersection
des cercles ou des
rectangles proportionnels
à l’effectif
ou au pourcentage
obtenu, |

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les graphiques
en miroir, qui permettent
de comparer d’un
coup d’oeil
les résultats
obtenus dans un
tableau d’évaluation,
en séparant
en deux les réponses
proposées
(ex : regroupement
des « pas
du tout satisfaits
» et «
pas satisfaits »
à gauche
et des « satisfaits
» et «
très satisfaits
» à
droite), |

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les graphiques (ou
tableaux) intégrant
des icônes
pour représenter
graphiquement des
valeurs ou des tendances
(smileys, flèches,
symboles météo,
etc), |

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les mappings permettant
de placer sur deux
axes des modalités
selon les valeurs
obtenues à
2 variables (ex
: affichage d’une
série d’items
selon la note d’importance
et la note de satisfaction), |

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les graphiques figuratifs
proposant l’affichage
des valeurs obtenues
sur des compteurs,
jauges, thermomètres,
podiums, cibles,
etc. |
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Cette liste non
exhaustive correspond
à des formats
pouvant s’adapter
à la plupart
des analyses statistiques
descriptives univariées
et bivariées,
ainsi qu’à
la communication
de résultats
sur des listes de
variables en tableau.
Les analyses multivariées
possèdent,
quant à elles,
des formats particuliers
de représentation
(mappings, organigrammes,
arbres...) que les
logiciels d’analyse
statistique fournissent
mais avec des qualités
très inégales,
ce qui oblige parfois
à des manipulations
plus ou moins lourdes
avant restitution. |
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Comment optimiser
la présentation
des graphiques |
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Même si l’adage
populaire veut que
l’on ne discute
pas des goûts
et des couleurs,
on peut quand même
se risquer à
apporter quelques
conseils sur la
présentation
des tableaux et
graphiques : |
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Excel a popularisé
l’affichage
des graphiques en
3D. Si un léger
effet de dimension
améliore
le relief du graphique,
le fait de présenter
les sempiternels
camemberts couchés
avec une grosse
bordure est à
la fois lourd, inutile
et peu esthétique. |

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Les graphiques à
trois axes (type
histogramme 3D d’Excel)
sont souvent illisibles.
Il vaut mieux privilégier
ceux à 2
dimensions (type
histogramme empilé
ou groupé),
quand on ne dispose
pas des formats
graphiques plus
adaptés évoqués
plus haut. |

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La rotation des
étiquettes
ne doit être
utilisée
que si on ne peut
pas faire autrement.
Des étiquettes
horizontales alternées
sur 2 lignes (avec
un petit trait liant
celles du dessous
à l’axe
des abscisses) permettent
une bien meilleure
lisibilité. |

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Les légendes,
étiquettes
et autres textes
doivent être
indiqués
clairement et dans
une police de taille
convenable. Les
pourcentages doivent
être suivi
du symbole %. |

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Le choix des couleurs
des séries
doit être
effectué
avec soin. Les couleurs
porteuses de sens
comme le rouge,
jaune, orange et
vert ainsi que le
gris et le noir
ne doivent être
utilisées
qu’en relation
avec des modalités
d’évaluation. |

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Le choix des couleurs
des séries
doit être
effectué
avec soin. Les couleurs
porteuses de sens
comme le rouge,
jaune, orange et
vert ainsi que le
gris et le noir
ne doivent être
utilisées
qu’en relation
avec des modalités
d’évaluation. |

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Si vous ne disposez
pas d’un produit
offrant d’emblée
de jolies palettes
de couleur, et que
vous utilisez Excel
ou un produit ayant
les mêmes
types de graphiques,
un petit effort
pour changer les
couleurs standards
éviterait
de produire les
habituels et peu
esthétiques
graphes déclinés
en bleu-violet,
rouge-violet et
jaune pâle,
sur fond gris. |

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Pour les fonds de
graphiques, il vaut
mieux éviter
les textures (type
imitation bois ou
marbre, un peu ringardes)
et privilégier
le blanc, les couleurs
franches ou les
dégradés
linéaires
de couleurs très
proches. |
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Tout le monde peut
arriver, en mettant
du bon sens et pas
mal d’efforts,
à produire
des tableaux et
des graphiques pertinents
et bien présentés.
Le meilleur moyen
d’y arriver
à coup sûr
serait quand même
d’avoir recours
à des outils
ayant à la
base le souci de
la présentation.
C’est le cas
des grapheurs modernes
comme Swiff Chart
de GlobFX Technologies.
Dans le domaine
des outils d’enquêtes,
le logiciel Ethnos
de Soft Concept
propose tous les
graphiques avancés
évoqués
ci-dessus, ainsi
que des modèles,
gabarits et palettes
de couleurs étudiées
qui permettent d’obtenir
automatiquement
des tableaux et
des graphiques de
qualité. |
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Articles du dossier |
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